Syndicat : SYNASTIC et SYATEL touchent du doigt la vie du Groupe SOTEL TCHAD
Les deux syndicats du Groupe SOTEL TCHAD, SYNASTIC et SYATEL ont appelé leurs camarades en assemblée générale extraordinaire ce jeudi, 13 juillet 2023 à la Centrale téléphonique de Ridina, à N’Djamena, capitale tchadienne. Au cœur des débats, la vie de ce groupe sociétaire nationale de télécommunication.
Dès huit heures comme prévues, sont installés les militantes et militants des deux syndicats à savoir, SYNASTIC et SYATEL du Groupe SOTEL TCHAD sous les ombrages d’arbre de la grande cour de la Centrale téléphonique de Ridina. Assis en cercle clos, ils attendent avec plus d’attention, voir l’ordre du jour de l’assemblée générale extraordinaire, objet de leur convocation. Les syndicalistes observent une minute de silence en mémoire de leurs camarades décédés. Le modérateur décline ensuite, les axes des échanges basés sur trois points : la situation de la SOTEL, l’ouverture du capital et les divers. Les divers traitent de la Caisse nationale de la prévoyance sociale (CNPS), de l’Inspection du contrôle d’Etat, du 13ème mois, de la convention d’entreprise et des frais médicaux.De l’avis des deux syndicats, le diagnostic est sombre s’agissant de la vie du Groupe SOTEL TCHAD. Ils doigtent l’administration et l’accusent d’être à l’origine de tous les maux dont souffre cette société jusqu’à nos jours. Selon eux, la gestion de cette société a été toujours confiée aux personnes en mission venant de l’ADETIC, l’ARCEP ou des Cadres du ministère de tutelle. Toutes ces personnes ont une mauvaise gouvernance à travers un pouvoir d’influence négative sur l’entreprise. Les syndicalistes renseignent que l’administration sortante a signé deux contrats non favorables au Groupe SOTEL.
Les entreprises signataires sont SOS TELECOM et ILNET TELECOM pour une durée de cinq ans. Actuellement disent-ils, la SOTEL n’a aucun contrôle. Le décret 430 signé par feu maréchal du Tchad leur conférant le monopole n’est pas toujours appliqué, soutiennent-ils. Les militantes et militants de SYNASTIC et SYATEL affirment que la situation que vit le Groupe SOTEL est entretenue savamment avec une intention de concéder l’entreprise à des individus. « Nous avons nos cercueils en main et nous ne pourrons aller au mouroir qu’avec armes en main », lance un camarade prenant la parole.De tout ce qui précède, les syndicalistes exigent, l’application sans condition du décret 430 accordant le monopole de la fibre optique à SOTEL ; l’annulation globale des licences données aux Fournisseurs d’Accès à l’Internet à savoir, ILNET et SOS TELECOM ; les FAI doivent passer par le réseau de la SOTEL pour fournir l’internet au lieu de se connecter directement au Cameroun par eux-mêmes; restituer la passerelle internationale géré actuellement par un régulateur, confier le maillage du fibre optique à SOTEL, arrêter l’influence des groupes d’intérêt et des démarcheurs, privilégier la nomination des cadres de la SOTEL à la tête de la direction générale. Abordant le second point des débats, les responsables des deux syndicats informent aussi leurs camarades sur une éventuelle ouverture de capital ou simplement, de la privatisation du Groupe SOTEL. Selon eux si les choses se précisent, un cabinet d’audit va être mandaté pour évaluer l’entreprise. Cette information tient lieu d’une alerte pour se préparer par conséquent afin de prévenir et garantir leurs droits sociaux. Au niveau des divers, les militants de SYNASTIC et SYATEL dénoncent leur situation peu orthodoxe à la CNPS. Ils évoquent de profiter d’aucun avantage. Le manœuvre entre la direction générale de la SOTEL TCHAD et les services de la CNPS ne les sied pas, disent-ils. Concernant la mission de l’inspection, les responsables rassurent leurs camarades qu’elle est dans leurs murs avec un mandat bien précis. Ils conseillent au personnel d’être serin mais de ne pas se laisser intimider. S’agissant des frais médicaux, ils relèvent que l’obstacle vient d’une décision qui date de 2012. Il faut s’attaquer à cette décision afin d’entrer dans leur droit, concluent-ils.
Moyalbaye Nadjasna